Pure Ecstasy, BEARTOOTH

Pure Ecstasy, BEARTOOTH

28 août 2026 0 Par Chacha

 

Avec Pure Ecstasy, BEARTOOTH ne se contente pas de revenir avec un nouvel album : Caleb Shomo semble surtout revenir à lui-même. Après un important travail d’introspection, le leader a découvert et assumé une part essentielle de son identité, notamment son homosexualité. Et cette liberté nouvellement acquise se ressent dans les compositions : derrière les riffs massifs et les refrains taillés pour les stades, il y a surtout un homme qui semble enfin respirer à pleins poumons.

 

Musicalement, BEARTOOTH reste fidèle à son metalcore énergique, entre guitares épaisses, batterie percutante, screams rageurs et refrains mélodiques ultra efficaces. Mais Pure Ecstasy possède une luminosité différente. « Eyes Closed », « Bullshit » ou « Beautiful Again » conservent cette puissance cathartique qui fait la marque du groupe, tout en laissant davantage de place à l’espoir. « Stadiums » porte évidemment bien son nom : c’est le genre de morceau qui donne envie de lever le poing avec 20 000 personnes, même si votre salon compte généralement moins de public.

Et puis arrive « Free ». Gros coup de cœur. Le titre porte parfaitement son nom et surtout, il donne le sourire et la patate. Musicalement fédérateur, accrocheur et lumineux, il traduit cette sensation de liberté retrouvée que Caleb semble désormais embrasser sans chercher à se cacher. On ressent presque cette envie de hurler avec lui : maintenant, je fais ce que je veux, je suis qui je suis, et tant pis si ça dérange !

La seconde partie de l’album se montre plus introspective avec « Sorry », « Lose You To Find Me » ou encore « For Me By Me », où l’on retrouve les questionnements, les blessures et le chemin parcouru. « I Made It » vient finalement refermer le disque comme une déclaration : après avoir traversé les doutes, les combats intérieurs et les remises en question, Caleb peut regarder derrière lui et constater qu’il est toujours debout.

 

Pure Ecstasy reste donc un album de BEARTOOTH : lourd, nerveux, mélodique et particulièrement efficace. Mais cette fois, la rage n’est plus uniquement dirigée contre les démons intérieurs. Elle semble transformée en énergie positive. Caleb Shomo ne cherche plus simplement à survivre : il semble enfin vouloir profiter pleinement de ce qu’il est.

Et c’est probablement là que réside la plus belle réussite de cet album : BEARTOOTH nous donne envie de nous libérer nous aussi. Si « Free » ne vous décroche pas au minimum un sourire et une furieuse envie de bouger, vérifiez quand même que vous avez bien appuyé sur « Play ».