AIRBOURNE, album éponyme
28 août 2026 0 Par Chacha
Avec Airbourne, inutile de chercher la subtilité à tout prix : ici, on branche les amplis, on monte le volume et on laisse le rock’n’roll faire le reste. Pour son album éponyme, le groupe australien revient avec cette recette qui lui colle à la peau : des riffs bien gras, une batterie qui cogne, des refrains taillés pour être hurlés à plusieurs et cette énergie électrique qui semble avoir été directement prélevée sur une scène de festival. Airbourne ne cherche pas à réinventer le genre, il cherche surtout à nous rappeler pourquoi on l’aime.
Dès « GUTSY », le ton est donné : ça sent la sueur, les amplis poussés dans le rouge et la bière renversée au premier rang. Le groupe maîtrise parfaitement l’art du riff simple mais terriblement efficace, avec une production suffisamment musclée pour donner du poids à chaque frappe sans étouffer le côté organique du rock.
« Alive After Death (Last Plane Out) » et « Here She Comes » poursuivent sur cette lancée avec cette capacité typiquement Airbourne à transformer quelques accords, un refrain accrocheur et une bonne dose de hargne en véritables hymnes. « Kid in a Candy Store » apporte quant à lui ce petit côté jubilatoire parfaitement raccord avec l’état d’esprit du groupe : on est là pour s’amuser, et surtout pas pour réfléchir à la meilleure façon de le faire.
Mais c’est probablement sur des morceaux comme « Sky High », « Last Man Standing » ou « Rock N Roll Ya » que l’ADN live ressort le plus. Refrains fédérateurs, rythmiques qui donnent immédiatement envie de bouger et breaks pensés pour faire participer le public : on imagine déjà les bras levés et les cordes vocales sacrifiées devant une scène. Airbourne sait composer des morceaux qui prennent une autre dimension une fois joués face à une foule, et plusieurs titres de cet album semblent clairement avoir été conçus avec cet objectif en tête.
Derrière cette avalanche de décibels, les textes restent fidèles à l’univers du groupe : liberté, excès, attitude rebelle et amour viscéral du rock. « Bogota » apporte une petite couleur différente, tandis que « Hell’s Got No Vacancy » et « Send Me To Rock N Roll Heaven » terminent l’aventure avec cette insolence assumée qui caractérise si bien Airbourne.
Et puis il y a « Who Put The Rhythm In You? », qui résume finalement assez bien la philosophie générale : pas besoin de réinventer la roue quand on sait encore parfaitement la faire tourner à pleine vitesse.
Avec son album éponyme, le groupe australien livre un album qui assume totalement ses influences et son identité. Ce n’est peut-être pas l’œuvre qui va révolutionner le rock, mais franchement, est-ce vraiment ce qu’on lui demande ? Du riff, de l’énergie, des refrains mémorisables et plusieurs morceaux taillés pour mettre le feu au live : le contrat est rempli. Airbourne reste Airbourne, et après tout, quand la recette fonctionne aussi bien, pourquoi changer la cuisine ?


