Jewly + The Last Internationale @ Crossroad, La Rochelle 29.04.2026

Jewly + The Last Internationale @ Crossroad, La Rochelle 29.04.2026

29 avril 2026 0 Par Chacha

Le 29 avril 2026, la salle du Crossroad à La Rochelle confirmait une fois de plus la réputation de sa programmation audacieuse et qualitative. Dans une ambiance chaleureuse et compacte, le public rochelais s’est rassemblé pour une soirée résolument rock, entre découverte affirmée et déferlante engagée. Une affiche cohérente, électrique, où l’intensité n’a cessé de monter crescendo.

 

Originaire de Mulhouse, Jewly (Julie Claden) impose d’entrée une présence scénique saisissante. Son rock teinté de blues, chargé d’une énergie presque heavy, frappe fort et sans détour. Portée par une voix chaude et puissante, capable de naviguer entre rugosité brute et envolées lyriques évoquant autant Janis Joplin que Nina Hagen, elle captive immédiatement l’audience.
Le groupe déroule un set intense, sans compromis : un guitariste littéralement monté sur ressort, un batteur solide et inspiré, et une frontwoman magnétique. Les thématiques abordées — santé mentale, tensions sociétales — résonnent avec un public attentif et réceptif. Forte de plus de 500 concerts et d’une carrière désormais pleinement assumée, Jewly confirme qu’elle est une artiste à suivre de très près sur la scène rock française.

 

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Dès leur entrée sur scène, The Last Internationale impose une atmosphère à la fois brute et habitée. Le duo new-yorkais formé par Delila Paz et Edgey Pires délivre un rock viscéral, nourri de blues et de folk, dans la lignée d’influences telles que Led Zeppelin, Bob Dylan ou Rage Against the Machine.
Sur scène, Delila Paz est une véritable force de la nature : généreuse, habitée, presque incantatoire. Sa voix, parfois proche de celle de Sharon den Adel, traverse les morceaux avec intensité. Entre deux titres, elle n’hésite pas à livrer des messages engagés et directs, scandant notamment un retentissant “FUCK TRUMP”, tout en rappelant l’importance de cultiver une “belle âme”. Une prise de parole sincère qui renforce le lien avec le public.
La setlist, particulièrement dense et maîtrisée, agit comme une montée en puissance constante. Dès les premiers titres comme “Life, Liberty, and the Pursuit of Indian Blood” ou “Mind Ain’t Free”, le ton est donné : engagé, frontal, sans concession. Le groupe enchaîne avec des moments forts comme “Animals”, véritable décharge d’énergie brute où la voix de Delila se fait tour à tour rageuse et hypnotique, captivant une salle déjà conquise. Plus loin dans le set, “Soul on Fire” apporte une dimension plus émotionnelle, presque introspective, révélant toute la profondeur du groupe et sa capacité à mêler intensité et sensibilité.
Musicalement, Edgey Pires impressionne par la richesse de ses riffs et sa capacité à électriser la salle, arpentant la scène et haranguant la foule. Soutenu par une section rythmique impeccable, le groupe déroule un set puissant et maîtrisé, incluant une reprise habitée de “Kick Out the Jams”. Le final avec “Hit ’em With Your Blues” agit comme une libération totale : un condensé de leur identité musicale, entre rage, groove et communion avec le public.
L’interaction avec le public atteint son apogée en fin de concert lorsque Delila descend dans la fosse avant d’inviter des spectateurs à monter sur scène — un moment de communion rare et authentique, à l’image d’un groupe qui ne triche jamais.

 

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Cette soirée au Crossroad aura tenu toutes ses promesses : une découverte solide avec Jewly et une prestation magistrale de The Last Internationale. Entre puissance brute, engagement sincère et communion avec le public, le concert s’inscrit comme un moment fort de la saison rochelaise. Une nouvelle preuve que cette salle sait proposer des expériences live intenses et mémorables, où la musique dépasse le simple divertissement pour devenir un véritable vecteur d’émotion et de réflexion.