Demob Happy + Last Train @ Crossroad, La Rochelle 27.02.2026

Demob Happy + Last Train @ Crossroad, La Rochelle 27.02.2026

27 février 2026 0 Par Chacha

Salle comble ce 27 Février 2026 à La Sirène, à La Rochelle, pour une soirée rock très attendue. Le public a répondu présent en masse, affichant complet bien avant l’ouverture des portes. Une ambiance électrique flotte déjà dans l’air lorsque les lumières s’éteignent : ce soir, le rock va cogner fort, et les émotions ne seront pas en reste.

 

Demob Happy : la baffe venue d’Angleterre

Formé en 2008 à Newcastle upon Tyne et désormais basé à Brighton, Demob Happy débarque sur scène avec la ferme intention de ne laisser personne indemne. Le trio, mené par le chanteur-bassiste Matthew Marcantonio, balance un rock alternatif survolté, nourri de hard rock 80s et de grunge 90s, et franchement… ça envoie très, très fort.
Marcantonio, habité et charismatique, affiche une banane communicative du début à la fin. Ce trio stoner-pop, pas vraiment venu faire dans la dentelle, déploie une musique aussi aguicheuse que la pilosité faciale de son frontman. Résultat : une énorme baffe en pleine face, ressentie aussi bien dans la fosse que sur les côtés de la salle. Le public danse, sautille, se laisse happer. De mon côté, comme beaucoup ce soir-là, une chose est sûre : je vais me pencher sur leur discographie au plus vite.

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Last Train : montagnes russes émotionnelles

Originaire d’Altkirch en Alsace, Last Train confirme une nouvelle fois pourquoi le groupe a pris une telle ampleur ces dernières années, notamment après son passage remarqué sur la mainstage du Hellfest l’an dernier. Leur rock, mélange habile de pop-punk, rock progressif et touches de post-punk, prend en live une dimension presque cinématographique.
Dès Disappointed, le ton est donné. Le concert est un véritable rollercoaster émotionnel, alternant moments de pure force (The Plan, One By One, Way Out) et instants de fragilité bouleversante. Revenge touche en plein cœur, mais c’est surtout This Is Me Trying qui manque de me tirer une larme — émotion palpable jusque sur scène, avec des musiciens visiblement touchés, les yeux humides.
En rappel, Home, Way Out et The Big Picture finissent d’achever une salle conquise. À noter aussi la grande classe du groupe, prenant le temps de remercier toute leur équipe — jusqu’au chauffeur du bus, fait suffisamment rare pour être souligné. Mention spéciale également à tonton Zégut, présent ce soir, remercié pour les avoir mis en lumière il y a plus de dix ans. Il faut croire que tonton a du flair : Last Train est effectivement monstrueux en live autant que sur album.
The Big Picture vient clore le set principal avec brio : une chanson tout en contrastes, démonstration éclatante de tout ce que ces gars savent faire. Un putain de frontman, des putains de musiciens, de véritables génies. La complicité entre Jean-Noël Scherrer et son guitariste est plus que palpable, belle et sincère, presque émouvante à observer.

Le groupe entretient par ailleurs un lien très spécial avec La Sirène, où ils effectuent régulièrement des résidences pour peaufiner leur show — et ça se ressent dans la précision et l’intensité de la prestation.

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Conclusion

Quel concert incroyable. Quelle chance de ne pas avoir raté le “dernier train” ce soir, moi qui les avais loupés au Hellfest. Un immense merci à toute l’équipe de La Sirène pour l’accueil, le son impeccable et l’organisation sans faille, ainsi qu’aux groupes pour cette soirée mémorable.
Le rock, quand il est joué avec autant de cœur, de puissance et de sincérité, laisse des traces. On en ressort lessivé… mais heureux.