Interview avec les membres de Voodoo Queen
23 janvier 2026 0 Par Seb
Seb : bonsoir Voodoo Queen, merci beaucoup pour cette interview que vous accordez pour RockNHell. Nous sommes ici au Crossroad à Angoulins, salle de concert emblématique de la Charente Maritime, et c’est une salle importante pour vous car c’est ici que se déroulera la release party de votre nouvel album Violet Crown le 30 janvier.
Pour nos lecteurs qui ne vous connaissent pas, pouvez-vous faire un petit tour de table et vous présenter ?
Paul : moi c’est Paul, guitariste et choriste sur Voodoo Queen, je fais de la guitare depuis plus de 10 ans, je fais du blues à la base. L’univers du metal était très loin de moi contrairement au reste du groupe, puis finalement le blues puis le rock et stoner, c’est la porte d’à côté !
Fabiola : moi c’est Fabiola, je suis la chanteuse et guitariste rythmique du groupe, je fais de la guitare depuis 20 ans et je chante depuis toutes ces années là. J’écoutais beaucoup de rock quand j’étais jeune, puis j’ai vite été vers le metal aussi !
En rencontrant Jérémie, j’ai découvert le stoner, qui a été le compromis entre le rock et le metal, j’ai adoré et ça m’a donné envie d’aller vers ce style-là.
Jérémie : moi c’est Jérémie, bassiste du groupe ! J’ai plusieurs expériences de groupes de compos et de reprises depuis une vingtaine d’années, fan de pas mal de styles de musique mais essentiellement rock, très fan de stoner également.
Jimmy : Jimmy, le doyen de la bande avec mes 43 ans, j’ai surtout joué dans des groupes de compos à la guitare essentiellement, puis je me suis mis à la batterie car on avait marre d’attendre le batteur le samedi, c’est venu comme ça !
J’ai eu un groupe de Ska Punk, les Fraiseuses Névrosées, où je jouais de la guitare, on était sept, puis j’ai joué pour Cyprine où je jouais de la batterie, sur des thèmes d’actualité sur de la musique des années 70.
Puis j’ai rencontré les loulous ici présents par un ami commun pour partir sur un projet orienté stoner, où les influences de chacun sont présentes dans notre musique.
Seb : Effectivement, quand j’écoute Voodoo Queen, j’ai le sentiment d’être à la convergence entre deux grandes familles, d’un côté rock / blues, et de l’autre metal / stoner beaucoup plus heavy. Qui influence qui exactement ?
Fabiola : bonne question, je pense qu’on s’influence tous !
Paul : Oui chacun essaye de rester dans le respect des autres, chacun a son univers qui lui est propre. Les idées viennent de tout le monde et sont plus ou moins développées.
Jimmy : il y a une convergence des idées de chacun, avec une écoute active et une critique positive à chaque idée proposée, pour pouvoir approfondir chaque idée, même si de base elle ne plait pas nécessairement.
Ça crée une émulation au milieu de tout ça apportée par tout le monde. C’est comme ça qu’on crée nos morceaux, sans trop se poser de questions.
Jérémie : la difficulté est de trouver une cohérence, qu’on aille tous dans la même direction.
Fabiola : on était partis en se disant « on va faire du stoner ! », puis finalement on ne vient pas tous de cet univers et il fallait qu’on écoute les envies de chacun, et finalement on peut composer avec ça et ça donne notre style à nous !
Seb : est-ce que vous ressentez parfois le besoin de recentrer un peu votre musique en période de composition ?
Fabiola : ça arrive !
Paul : oui par exemple sur notre album, on a 7 titres, mais on a dû faire un choix parmi une quinzaine de chansons composées depuis qu’on est ensemble.
Ça nous a pris du temps de faire un choix et de trouver les chansons qui permettent d’avoir quelque chose de cohérent sur cet album.
Jimmy : il a fallu enlever ce qu’il y avait en trop, pour ne garder que l’essentiel qu’on kiffe faire aujourd’hui. On a tâtonné pour trouver notre identité, aujourd’hui on l’a trouvée, qui évoluera par la suite, mais on voulait garder cette cohérence : réussir à passer de morceaux très heavy à des morceaux planants comme tu disais.
Seb : en live ça permet de canaliser une certaine énergie entre moments pêchus et planants en effet.
Paul : c’est assez recherché finalement, les groupes monotons ont vite tendance à m’ennuyer sur scène, c’est vraiment ce qui importe quelque chose d’intéressant à la fois pour nous comme pour le public je pense.
Seb : du coup, Voodoo Queen peut être aussi une porte d’entrée vers le blues, un metalleux qui connaît peu ce milieu pour faire une jolie découverte en vous écoutant ?
Paul : oui, l’autre chemin aussi fonctionne, c’est réversible !
Seb : après avoir exploré d’où vous venez et quelles sont vos influences, est-ce que vous arrivez, en quelques mots, à définir la musique de Voodoo Queen en quelques mots ?
Paul : celle qu’on voulait à la base, c’était juste stoner, mais finalement, pas tant. C’est du fuzz-blues rock ! Ça ne veut pas dire grand chose, mais nous on s’y retrouve.
Fabiola : on joue avec de la fuzz, une bonne touche de blues, mais on fait avant tout du rock ! (rires)
C’est la définition même !
Seb : vous êtes en cours de finalisation de votre nouvel album, Violet Crown qui sort le 20 janvier, à quel moment vous vous êtes dit que c’était le moment de lancer la production de votre album ?
Fabiola : ça nous brûlait les doigts ! On a été longs à se lancer dedans, à trouver les morceaux qu’on pouvait inclure dans notre album depuis 3 ans.
On a enfin défini ce qu’on a envie de faire suite à nos trois précédents EP enregistrés, après ça tout s’est fait naturellement une fois que la structure était bien OK.
Jimmy : on a eu la chance d’être accompagnés par La Sirène là-dessus en nous offrant 3 jours de studio pour enregistrer dans de bonnes conditions, qui sont les mêmes locaux où nous répétons habituellement, on était un peu à la maison !
Seb : est-ce qu’il y a eu une différence de processus d’écriture ou d’enregistrement sur cet album ?
Paul : d’enregistrement oui, d’écriture non tous nos morceaux sont homogènes où chacun ramène sa pierre à l’édifice puis melting pot de tout ça.
Sur la partie prise de son oui par contre.
Fabiola : on a enregistré en live, hormis le chant, c’était une première pour nous d’enregistrer comme ça et d’être tous concentrés ensemble plutôt que de faire du piste par piste.
Ça nous a permis de se rendre compte que certaines choses ne passaient pas comme on voulait, d’autres qu’on a arrangé, c’était plus difficile mais en même temps plus riche.
Jimmy : et puis une ou deux idées sont venues de Thibaut (ndlr : Thibaut Carter de Walnut Grove DC) qui faisait notre prise de son, qui étaient pertinentes. On ne se limite pas aux critiques entre nous, mais aussi à ce que des personnes externes peuvent avoir à dire, ça nous permet d’avoir un certain recul sur notre musique.
Finalement la musique, c’est du partage, entre nous, mais aussi avec le public.
Paul : on est passé par quelqu’un d’extérieur pour une fois, auparavant c’était Jérémie qui s’occupait du mix, mastering et prises son. Sur cet album, c’est Thibaut Carter à la prise son, au mixage Michel Toledo (ndlr : ingé son Sirène et Francofolies), qui n’avait jamais entendu notre musique et qui nous a apporté pas mal de choses avec son regard extérieur, et le mastering a été fait par Jérémie de la Villa Studio à Paris.
Seb : et sur la composition et l’écriture pure, comment avez-vous travaillé cet album ?
Paul : la majorité des paroles sont écrites par Fabiola.
Fabiola : oui et Paul est un bon vivier de riffs !
Paul : pour moi il y a deux choses importantes : les personnes qui écrivent les textes, et ceux qui composent des idées de musique : un simple riff, ou une structure plus développée.
Personne n’est jamais arrivé avec un morceau complètement composé, ce n’est pas l’objectif du groupe.
On part d’une ambiance musicale sur laquelle on travaille en répètes puis on met un texte par-dessus.
Pour l’instant on n’est pas encore partis d’un texte pour ajouter une musique.
Jimmy : puis les paroles sont choisies pour qu’elles collent bien à l’ambiance du morceau.
Paul : notre tout dernier morceau, premier single sorti pour l’album, Bright Cage, une idée de riff est sortie, le morceau a été monté à partir de ça, puis Fabiola a écrit les paroles dès le lendemain !
Fabiola : Je n’ai jamais été aussi rapide, j’ai collé le chant dessus en une soirée ! (rires)
Jimmy : on va parfois travailler un mois sur un morceau pour arriver à quelque chose, pour d’autres ça va être pondu en quelques jours. Morning Sun par exemple est parti d’un riff de basse de Jérémie, qui en faisant un morceau d’intro de concert parfait, puis il a évolué en vrai morceau, avec une mélodie parfaite pour faire monter l’ambiance, avec un côté un peu épique. Tout ça est parti d’une mélodie à la basse !
Et on a composé ce morceau en à peine plus d’une répète.
Paul : à partir d’une improvisation pendant la répète, les idées fusent.
Jimmy : oui ça crée une émulation à partir de ça !
Paul : finalement beaucoup de choses différentes, mais le principal, c’est qu’on a à cœur de composer ensemble. Parfois ça prend du temps, mais c’est notre envie.
Seb : et ne pas être encore parti de paroles pour ensuite composer une musique puis une chanson complète, c’est plus lié à une habitude qu’une volonté ?
Jimmy : c’est une méthode qui s’est imposée d’elle-même : on ne veut pas imposer de process, pour l’instant notre alchimie fonctionne comme ça, mais on ne s’est jamais dit « il faut faire comme ça ! », on a laissé faire les choses, et ça s’est fait comme ça.
Paul : la preuve, on était partis pour faire du stoner pur et dur, et finalement on ne fait pas du stoner pur et dur.
Jérémie : on s’en est rendu compte assez rapidement !
Seb : c’est bien de ne pas vouloir rentrer dans des cases !
Paul : il y a ce qu’on veut faire, et ce qu’on fait finalement.
Seb : sur votre nouvel album, devons-nous s’attendre à des surprises, une évolution de votre musique, ou est-ce un album qui est là pour asseoir la maîtrise de ce que vous faites ?
Fabiola : il y a un petit peu de surprises, mais ça reste l’expérience qu’on a pu avoir sur deux ans de concerts. Ça nous permet de graver dans le marbre nos expériences live, pour que notre public puisse les écouter ainsi que d’autres personnes. C’est surtout l’assise de tout ce qu’on a pu faire jusque là, on est enfin content de pouvoir l’enregistrer et d’avoir aussi notre vinyle.
Paul : il y a des arrangements voix sur l’album qui seraient difficiles à reproduire en live sans avoir trois coeurs sur scènes, mais nous n’avons pas les capacités vocales pour ! (rires)
Jimmy : Fabiola étant parfaitement bien calée sur les voix, elle a pu faire des chœurs sur l’album, qui en fera une version différente de l’expérience live.
Fabiola : on ne voulait pas trop dénaturer ce qu’on peut faire en live, même si chacun a sa vision là-dessus, quand je vais voir un concert j’aime bien qu’il y a une différence entre le live et le studio, mais à l’inverse j’aime aussi retrouver des trucs chouettes en version studio devant moi en live, et je peux être déçue si je ne l’entend pas en concert.
Je me suis dit, sur certaines voix, il ne faut pas aller trop loin, je voulais partir loin, sur des harmonies etc … Mais je me suis calmée au final (rires)
Paul : quand on nous voit en live, on a une version plus brute de ce qu’on fait : nos morceaux plus lents sont joués plus rapidement, on peut être plus rentre-dedans.
L’album est bien plus produit, les morceaux lents sont plus planants, plus de coeurs, là-dessus oui l’expérience sera un petit peu différente.
Seb : Bright Cage, votre premier single sorti le lundi 15 décembre 2025, pourquoi avoir choisi ce titre là en particulier ?
Jimmy : on voulait envoyer un gros parpaing, direct ! (rires)
Paul : c’est notre dernier morceau composé, c’est un peu ce qu’on voulait faire depuis le début : un morceau qui a la patate, qui envoie, avec quelques parties planantes.
Fabiola : c’est catchy, faut que ça fasse swinger !
Paul : ouais faut que ça fasse swinger les gens en concert, et chez eux avec le single !
Seb : Bright Cage, premier single de votre album Velvet Crown, sort le 20 janvier avec une release party le 30 janvier au Crossroad à Angoulins !
Questions plus générales sur votre groupe, Voodoo Queen, pouvez-vous nous dire un petit peu comment vous êtes-vous formé ?
Fabiola : Vous voulez que je raconte ? (rires)
J’ai rencontré Jérémie en 2019, on fait notre route ensemble depuis, j’ai toujours fait de la reprise pour ma part et Jérémie avait un désir fort de faire de la compo, du stoner, mais ce n’était pas facile de trouver du monde dans le stoner ici.
On a finalement un ami commun, Max, qui nous a envoyé une petite annonce de rencontres entre musiciens (Zikinf), de Paul, à La Rochelle depuis 6 mois et qui cherchait un groupe, mais le stoner était en bas de sa liste.
Paul : oui moi c’était du blues, du blues, puis finalement stoner aussi parce que je sortais du Hellfest 2022, et finalement ça m’a plu !
Fabiola : puis dès le début, il y avait un bon feeling, dans notre style de travail : bosser, mais rigoler à côté, je ne sais plus comment tu disais ?
Paul : des gens sérieux pas sérieux, qui ont de la déconne mais qui font bien les choses.
Fabiola : voilà ! Et peu de temps après, Max, musicien également, nous a présenté Jimmy qui avait déjà joué avec lui. On a fait un petit apéro bœuf musical.
Jimmy : on s’est fait deux ou trois reprises classiques de stoner, pas forcément des morceaux que je connaissais, mais on l’a fait et c’est parti comme ça !
Les premières idées sont venues en suivant, pas nécessairement ressemblant à cette session de jam, mais ça s’est fait comme ça.
Paul : ce qui a soudé notre projet finalement, c’est ici, au Crossroad, où on a fait notre premier concert, et Jean (proprio du Crossroad) nous a proposé de faire la première partie d’un groupe qui s’appelle Wall Street. On avait 35 minutes de morceau, on s’est mis un coup de pied dans les fesses !
Jimmy : ça a été le petit coup de boost du démarrage, les retours ont été hyper positifs, ce qui nous a confortés dans l’idée de continuer comme ça.
Fabiola : oui ça a été un vrai pied à l’étrier, pour notre première scène, de la faire ici au Crossroad. On s’est dit « bon, là c’est plus pour rire ! »
Seb : en parlant de coups de boost, 2024, vous terminez parmi les dix derniers finalistes du tremplin Voice of Hell du Hellfest, sur 140 groupes ! Comment on se sent quand on se dit qu’on vient de « battre » 130 groupes, ça doit donner un sacré coup de peps au moral non ?
Fabiola : on était comme des gamins ! (rires)
Jimmy : ça prouve aussi que la communauté qui nous suit a été fidèle
Fabiola : on a été super contents de voir qu’on a un sacré public sur la Charente Maritime, on les remercie vraiment à chaque fois, et la foule de commentaires et de partages, on ne s’attendait vraiment pas à ça ! On ne s’y attendait vraiment pas.
Seb : ça doit sembler un peu irréel de se dire qu’on touche du doigt la possibilité de jouer au Hellfest, non ?
Paul : oui surtout quand on regardait les 9 autres finalistes, des groupes qui avaient déjà plusieurs albums, des années d’existence, des clips … Nous on était vraiment le petit poucet !
Je ne suis même pas sûr qu’on aurait été prêts à jouer sur la Valley ! (rires)
Fabiola : pour rigoler un peu si, mais si on avait été sélectionnés on n’aurait pas fait les malins !
Seb : si vous aviez gagné, vous auriez pu jouer devant peut-être 2000, 4000 personnes …
Paul : il pleuvait ce jour-là sur ce créneau-là, et première année où la Valley était découverte !
Jimmy : il n’y avait pas beaucoup de monde !
Paul : mais dans tous les cas plus de monde qu’à nos concerts habituels ! (rires)
Jimmy : oui au moins 500 ou 1000 personnes
Fabiola : on aurait eu mal au ventre avant de monter sur scène (rires)
Seb : de façon individuelle, pour chacun d’entre vous, où trouvez-vous l’inspiration pour écrire ou composer pour Voodoo Queen ?
Paul : pour moi, c’est dans l’ennui ! (rires)
J’ai besoin d’avoir le temps pour m’ennuyer pour composer. Quand j’ai le temps de m’ennuyer, ça me vient naturellement !
Seb : tu as le cerveau qui divague vers d’autres horizons donc ?
Paul : je suis pas croyant mais oui j’ai la grâce du bon dieu qui me touche quand je suis comme ça (rires)
Le texte par contre c’est plus compliqué, il faut que je me pose et que je me force à écrire.
Fabiola : je te rejoins oui, ma partie guitare arrive quand on est tous ensemble et qu’on test les morceaux, où on voit quel est l’apport de la deuxième guitare.
Sur les textes c’est comme pour toi la guitare, si je me force dessus je ne suis pas contente de moi, où j’ai la sensation que c’est quelque chose de bateau, de déjà-vu …
Ce que j’écris vient surtout d’expériences personnelles, on n’a pas de sujet précis, que ce soit l’écologie, le dérèglement climatique etc … C’est souvent assez introspectif.
Jérémie : pour moi c’est assez instinctif ! Sur la partie basse, je reçois l’audio et j’imagine déjà la basse que j’entendrais dessus, à l’écoute. Puis ça va être le travail en répétition, je tente des trucs, et après pas mal d’essais, en les réécoutant je me dis « ça je garde, ça je ne garde pas ».
Jimmy : pareil que Jérémie, je teste des trucs, souvent en répétition ensemble pour se donner des idées l’un et l’autre, on a des cerveaux qui fusent pas mal et qui ont pas mal d’idées.
Ça m’arrive aussi de proposer pas mal de choses à la guitare aussi, étant également guitariste à la base aussi, ce qui me permet d’évacuer pendant mon ennui certaines idées, ou d’exprimer plus facilement des idées en prenant moi-même la guitare et en jouant directement.
On a vraiment la richesse de tout le monde dans nos composition.
Après pour moi le but est de trouver telle cymbale, tel rythme, qui va pouvoir de donner un groove, pas nécessairement une complexité mais le « truc » qui marche.
Seb : nouveau tour de table ! Si vous ne deviez choisir qu’une chanson de Voodoo Queen, que vous aimez particulièrement, que vous voudriez faire découvrir, ou tout simplement que vous aimez jouer plus que d’autres, laquelle serait-ce ?
Jimmy : une chanson qui vient de sortir, l’une de nos premières, Shine of my Soul. Celle-ci a vraiment un amalgame de tout ce que le groupe peut ressentir et faire : un riff très puissant, un couplet rythmé avec un joli chant, un morceau qui est progressif, un peu tribal sur la fin avec des harmonies de voix pour finir en explosion. Ce sont vraiment des montagnes russes, le morceau qui nous correspond le mieux pour moi. Des variations, de jolies harmonies, et une grosse explosion à la fin. Indissociable du groupe pour moi.
Jérémie : je choisirai Between my Troubles, peut-être pas le morceau que je présenterai tout de suite, ni même mon préféré à jouer, mais c’est celui que je préfère écouter. Je le trouve un peu pop, rock, et blues, et l’équilibre de la voix avec l’instrumental fonctionne très bien.
Fabiola : c’est pas facile ! (rires) Je voulais dire Shine of my Soul aussi à la base … Puis je vais rester dessus ! Ça représente globalement bien ce qu’on fait, très écoutable par pas mal de personnes, et pour moi les paroles me sont assez chères. C’est aussi notre dernier morceau sorti en single !
Paul : pour moi c’est 1 (one), l’avant dernière chanson de l’album, dans mon imaginaire c’est une chanson qui ressemble à The Great Gig in the Sky de Pink Floyd. Alors plus vraiment maintenant, mais il y a cette partie chantée sans paroles, un solo de guitare avec un bottleneck … Ce morceau me met des frissons quand je l’écoute !
Seb : nouvel album, setlist très solide désormais, la suite logique : des concerts ? Avez-vous déjà des dates de programmées ou en cours de programmation ?
Fabiola : on ne peut pas parler de tout, mais en début d’année on ira jouer à Fontenay-le-Comte à La Minute Blonde (ndlr : le 13 février 2026), on est super contents de jouer là-bas en co-plateau.
On jouera aussi en showcase acoustique au Quat’z’arts à La Rochelle (ndlr : le 20 février), un nouvel exercice pour nous on est vraiment contents de pouvoir faire découvrir notre album en version acoustique.
Puis dans le Pays Basque visiter du pays (ndlr : à Puyoô le 7 mars 2026), en passant par Oléron au Bus Stop (ndlr : le 20 février)
Paul : et on a aussi quelques trucs sympas qui se préparent cet été.
Jimmy : Notamment sur septembre : surprise !
Seb : un petit festival cet été ?
Paul : oui, au moins un ! Peut-être plus !
Seb : en parlant de concert, avez-vous des anecdotes ou des dates mémorables de concerts qui vous tiennent à cœur ?
Fabiola : ce que j’ai vraiment aimé cet été, ça a été de partir ensemble, tous les quatre sur la route, dans le camion, ce sont des moments très forts hors scène finalement.
Jimmy : c’est un peu colo quoi ! (rires)
Jérémie : c’est ce qu’on a voulu retranscrire dans le clip de My Way.
Paul : il y a deux choses, concerts on a joué à l’AK Shelter à Nantes, très bonne scène, mais l’après concert était top, l’un de nous s’est fait tatoué, on est rentrés à 5h du matin à l’hôtel, où ils n’avaient pas notre réservation : ils avaient réservé pour 2026 !
Fabiola : et quand on était à Roanne du côté de Lyon, on était dans un bar immense où il n’y avait pas grand monde du tout, puis d’un coup à 23h une foule a débarqué !
Jimmy : oui, ils sortaient d’une soirée techno, tout le monde était arraché, un mec était sur la machine à fumée à mettre de la fumée partout, ils ont retiré leurs t-shirts ils sautaient de partout !
L’ambiance est partie en cacahuète donc on a envoyé la purée, on a fini par faire des morceaux qu’on n’avait pas prévu de faire.
Fabiola : ça nous a défoulé !
Jimmy : on a refait les covers de début de soirée qu’ils ont raté mais bien punch, les gens étaient tellement en feu qu’on n’allait pas les laisser comme ça !
Paul : on a eu 30 minutes de fin de concert épique !
Fabiola : avec des gens qui n’écoutent pas du tout de rock mais qui étaient complètement in love devant nous ! (rires)
Paul : le retour à La Rochelle était compliqué le lendemain (rires)
Fabiola : y’a vraiment ce mec qui nous a tout le temps enfumé, il avait la main sur la machine à fumée
Jimmy : je ne voyais même plus Paul à deux mètres de moi ! (rires)
Non c’était hyper sympa, on a été très bien accueillis en plus ce jour-là.
Seb : si vous avez un dernier mot à dire à vos fans et futurs fans ?
Paul : venez voir les petits groupes et les moins petits groupes en live, c’est primordial pour la culture, et ça vous apportera autant que ça leur apportera.
Jimmy : encouragez la scène locale, allez-y en amis, en famille, l’ambiance des concerts c’est toujours une ambiance à partager.
Paul : restons curieux !
Fabiola : le rock, c’est la vie !
Seb : amen ! Merci à vous Voodoo Queen, et à bientôt !
Ne manquez pas le concert release party du dernier album de Voodoo Queen au Crossroad à Angoulins : https://crossroad-cafe.fr/?page_id=7849&event=8230
Violet Crown, le nouvel album de Voodoo Queen, est disponible sur les plateformes de streaming habituelles depuis le 20 janvier 2026 :
- Spotify : https://open.spotify.com/intl-fr/album/1lc4qmfn1cuMk2k7l0GDAQ?si=njKAVMljSSuvG9CFMcRyiA
- Youtube : https://www.youtube.com/watch?v=V-BbZGMdTL4&list=OLAK5uy_l6kNBa1hi-3gUyZPgHrjG0ZKXwTMlsxB8



