The Devil’s Asylum, VICIOUS RUMORS

The Devil’s Asylum, VICIOUS RUMORS

29 août 2025 0 Par Chacha

 

Quarante ans après ses débuts, Vicious Rumors revient frapper fort avec The Devil’s Asylum, un nouvel album conçu comme un manifeste de puissance et de fidélité à son heavy metal racé. Entre retour aux racines et souffle moderne, Geoff Thorpe et sa formation revisitent leur ADN avec une énergie brute, portée par de nouveaux membres et une volonté claire : rappeler que le groupe reste, plus que jamais, une valeur sûre du metal américain.

 

Ambiance visuelle (pochette & atmosphère)

La couverture de l’album frappe immédiatement par sa présence sinistre : un masque ou visage semble surgir d’un paysage apocalyptique en feu, créant une atmosphère de chaos surnaturel. Le contraste entre les teintes verdâtres et orangées évoque une fusion entre rage métallique et cauchemar dystopique, comme si l’enfer lui-même se transformait en asile sonore. Cette imagerie visuelle reflète parfaitement l’intensité et la violence maîtrisée du contenu musical.

Titres marquants & ambiances musicales

Sur « The Devil’s Asylum », Vicious Rumors balance une série de morceaux nerveux qui rappellent pourquoi le groupe reste une référence du power/thrash américain. Des titres comme « Bloodbath » ouvrent l’album sur une claque speed metal d’une brutalité jouissive, tandis que « Dogs of War » déploie une ambiance martiale, presque hymnique, conçue pour galvaniser les foules. « Crack the Sky in Half » joue dans le registre du power metal à l’ancienne : riffs accrocheurs, refrains fédérateurs et une intensité permanente qui évoque les grandes heures du groupe. Ces morceaux phares incarnent la volonté de Geoff Thorpe et ses compagnons de marier vitesse, lourdeur et efficacité mélodique.

L’album dans son ensemble respire une énergie retrouvée, alternant passages agressifs et moments plus atmosphériques, sans jamais céder à la mollesse. La patte US Metal domine : guitares tranchantes, batterie implacable et un chant rageur qui navigue entre lyrisme heavy et grondements plus extrêmes. Vicious Rumors y insuffle un souffle contemporain dans une structure très classique, donnant un disque à la fois familier et rafraîchissant, pensé pour autant pour les nostalgiques de la scène des années 80 que pour de nouveaux auditeurs avides de puissance brute.

Conception de l’album & intention artistique

L’album The Devil’s Asylum marque le retour de Vicious Rumors après cinq années de silence discographique, période pendant laquelle le groupe a multiplié les tournées. Geoff Thorpe a voulu en faire un disque de retour aux sources, où le heavy/power metal typiquement US du groupe est revisité avec une énergie moderne. Pour cela, il s’est entouré de piliers historiques (Larry Howe à la batterie) et de nouveaux venus (le chanteur Chalice et le guitariste Denver Cooper), ce qui a insufflé un souffle frais sans rompre avec l’ADN du groupe. L’idée était claire : garder l’agressivité et la rapidité héritées du thrash et du speed metal, tout en y ajoutant une production plus contemporaine et une voix capable d’aller des aigus à la rage brute.

Sur le plan artistique, l’album vise à être une déferlante d’énergie métallique, mêlant riffs incisifs, solos flamboyants et refrains scandés. Les textes, dans la continuité de l’univers de Vicious Rumors, abordent la guerre, la rébellion et la noirceur du monde avec un ton martial et apocalyptique. L’intention n’était pas tant de réinventer leur style que de réaffirmer leur pertinence après plus de quarante ans de carrière. Avec The Devil’s Asylum, le groupe veut rassembler sa base de fans fidèles tout en séduisant une nouvelle génération, en prouvant qu’il est toujours capable de livrer un heavy metal puissant, direct et sans compromis.

 

En résumé

The Devil’s Asylum est une œuvre à la fois brutale et raffinée : visuellement ravageuse, musicalement énergique, elle matérialise un retour aux fondements du heavy/power metal US repensé avec une audace contemporaine. Les titres sont pensés pour frapper fort, et l’ensemble de l’album s’impose comme une déclaration : Vicious Rumors est toujours là, plus affûté que jamais.