Private Music, DEFTONES
22 août 2025 0 Par Leeloo
Chronique (presque) sérieuse de “Private Music” par Deftones – ride non réglementée garantie !
Ah, ça fait cinq ans que Ohms a débarqué, et ça rigole pas : pandémie, absence du bon vieux Stephen, départ de Sergio Vega… Forcément, on aurait pu penser que les Deftones se la coulaient douce au balcon. Mais non. Ils ont remis le couvert avec le producteur magique Nick Raskulinecz (souvenez-vous, celui de Diamond Eyes et Koi No Yokan), et bam, Private Music déboule.
“My Mind Is a Mountain” marque une ouverture d’album qui remet les pendules à l’heure : voix céleste de Chino + riffs planants à la Steven-on-acide. Aucun twist dans la recette, mais… eh, si ça fonctionne, pourquoi changer une formule ? La preuve que les classiques ne se démodent pas.
“Locked Club” et “Ecdysis” :
Premier coup de théâtre – Chino déroule un chant cadencé façon discours politique (on se croirait dans l’enceinte d’une mairie en pleine élection). Puis patatras, Ecdysis envoie le pâté avec un synthé grandiloquent + des riffs dégueus comme on aime.
Ambiance “Koi No Yokan” qui revient te voir pour un câlin emo :
“Infinite Source”, “Souvenir”… c’est majestueux, apaisant, jusqu’à ce que CXZ fasse irruption, brutalité imprévue et délicieuse après une minute de zen.
“I Think of You All the Time” :
Multiplie les “sex tape vibes” et glisse dans une ballade douce-amère à serrer contre soi. On pouvait pas mieux choisir comme slow emo post-balade de couple.
“Milk of the Madonna” :
Texte d’anthologie. Chino crie “I’m on FIIIIIIIIRE” – ovation générale, les briquets allument tous les poitrines, c’est efficace au possible.
“Cut Hands” et “Metal Dreams” :
Chino alterne voix aérienne et scream. Le final est entièrement signé Carpenter & compagnie – gratuit, violent, mélodique. Du génie pur.
“Departing the Body” :
Clôture vocale en mode Iggy Pop aka “j’ai une tessiture que même moi je reconnais pas”… ouais, ils osent tout, et ça paye.
Verdict final en mode papillon death metal :
Private Music ne copie pas Koi No Yokan, c’est pas une résurrection. C’est un digne héritier, bien produit, violent doux, un concentré de Deftones pur jus. Chino en voix de velours, Steph en shredding fin gourmet – l’album est solide, intime, presque personnel.
À savourer au casque, voire sur scène à l’Adidas Arena en janvier 2026. Parce qu’après ça… on n’a plus qu’à hurler ensemble.