Ronnie Romero X Gus G. / CONVERGENCE FEST 2026 @ Crossroad, La Rochelle 08.10.2026
11 octobre 2026 0 Par ChachaDeux virtuoses, une seule passion : le hard rock !
Le jeudi 8 octobre, le Crossroad de La Rochelle a pris des airs de temple du hard rock à l’occasion du Convergence Fest 2026. Au programme : deux pointures de la scène internationale, Ronnie Romero au chant et Gus G. à la guitare, réunis pour une soirée placée sous le signe de la virtuosité et des grands classiques. Un rendez-vous qui a rassemblé plusieurs générations de passionnés, preuve que les riffs légendaires et les grandes voix n’ont pas de date de péremption !
Ronnie Romero : une voix qui donne des frissons
La soirée commence avec Ronnie Romero, chanteur chilien connu notamment pour son travail avec Rainbow et Michael Schenker Group. Et autant dire que le monsieur n’a pas besoin de forcer son talent pour mettre tout le monde d’accord. Dès les premières notes, son charisme naturel et sa présence scénique captivent l’attention. Sa voix, puissante et habitée, navigue entre intensité, nuances et envolées qui donnent franchement des frissons.
À titre personnel, j’y retrouve un mélange fascinant entre la puissance légendaire du regretté Ronnie James Dio et l’émotion viscérale de Chris Cornell. Une combinaison qui fait de Ronnie Romero, à mes yeux, l’une des plus belles voix du rock actuel. Il ne s’agit pas simplement d’aligner les notes avec une technique irréprochable : il y a cette capacité à transmettre quelque chose, à donner une véritable âme aux morceaux.
Et que dire des musiciens qui l’accompagnent ? Des sourires jusqu’aux oreilles, une énergie communicative et un plaisir évident à jouer ensemble. Tout le monde semble parfaitement à sa place, et le talent transpire de chaque côté de la scène. Une première partie qui donne déjà le sentiment d’assister à une réunion de prodiges !

Gus G. : démonstration de force à six cordes
Changement d’ambiance, mais certainement pas de niveau avec l’arrivée de Gus G., guitariste grec et fondateur de Firewind, également connu pour avoir accompagné Ozzy Osbourne entre 2009 et 2017. Si certains viennent chercher la démonstration technique, ils vont être servis !
Gus G. maîtrise son instrument avec une aisance déconcertante. Les doigts filent sur le manche, les solos s’enchaînent avec une précision chirurgicale et les mélodies conservent toute leur puissance sans jamais se perdre dans une simple course à la vitesse. La technique est impressionnante, mais elle reste toujours au service du morceau. C’est propre, fluide, efficace, et surtout terriblement musical.
Entouré, lui aussi, de musiciens talentueux qui savent parfaitement mettre ses interventions en valeur, le guitariste profite d’une formation solide et complice. Et parce qu’un talent n’arrive jamais seul, il pousse même la chansonnette ! Une petite surprise qui ajoute encore une corde à son arc — sans mauvais jeu de mots.
Au vu de cette maîtrise et de cette capacité à faire parler sa guitare, on comprend aisément pourquoi Ozzy Osbourne, aujourd’hui disparu, avait choisi de s’entourer de lui pour plusieurs tournées. Gus G. n’est pas là pour faire de la figuration : il sait exactement comment faire rugir six cordes !

Ronnie Romero et Gus G. : quand les légendes reprennent vie
Pour terminer la soirée, les deux artistes se retrouvent enfin ensemble sur scène. Et là, on entre dans une autre dimension : la rencontre entre une voix exceptionnelle et une guitare virtuose, au service de morceaux qui ont marqué l’histoire du hard rock et du heavy metal.
La setlist fait la part belle aux classiques incontournables, avec notamment The Mob Rules et War Pigs de Black Sabbath, Kill the King et Stargazer de Rainbow, sans oublier Highway Star de Deep Purple. Les fans d’Ozzy Osbourne ne sont pas oubliés avec Bark at the Moon et Shot in the Dark. Les compositions Frenemy, My Premonition et I Am the Fire viennent compléter ce programme généreux.
Chaque titre devient un terrain de jeu pour les deux virtuoses. Ronnie Romero apporte toute sa puissance et son expressivité, tandis que Gus G. déploie des solos aussi précis qu’inspirés. L’ensemble fonctionne à merveille, avec cette alchimie qui ne s’invente pas et qui transforme une succession de morceaux cultes en véritable célébration du genre.
Dans la salle, le public répond présent. Le Crossroad est bien rempli et toutes les générations se côtoient : des plus jeunes, parfois à peine âgés de sept ans, jusqu’aux vieux loups de mer du rock, solidement installés au premier rang. Les plus jeunes observent un peu plus en retrait, mais l’enthousiasme est partout. Ça chante à pleins poumons, les horns up se lèvent et les refrains fédèrent les générations dans une belle communion.
Ce soir-là, les classiques ne sont pas de simples souvenirs que l’on ressort du placard : ils sont vivants, vibrants et partagés. Et franchement, voir autant de générations réunies autour de la même passion fait un bien fou !

Conclusion : le rock n’a pas d’âge !
Cette soirée du Convergence Fest 2026 aura tenu toutes ses promesses. Entre la voix magistrale de Ronnie Romero, le jeu époustouflant de Gus G. et leur rencontre finale autour de morceaux mythiques, le Crossroad a accueilli une véritable leçon de hard rock. Du talent, de la générosité et une complicité évidente, le tout porté par un public enthousiaste et intergénérationnel.
Un grand merci à Ronnie Romero, Gus G. et à leurs musiciens pour ce moment de musique intense, ainsi qu’à toute l’équipe du Crossroad pour l’accueil et l’organisation de cette belle soirée.
Parce qu’au fond, il n’y a pas d’âge pour vibrer sur un riff, chanter un refrain culte ou lever les cornes au ciel. Le rock est intemporel, et cette soirée en était une sacrée démonstration !

