Wonderland, CROWNE

Wonderland, CROWNE

22 août 2025 0 Par Chacha

 

Avec Wonderland, le supergroupe suédois CROWNE revient en force avec un troisième album qui condense tout ce qui fait la puissance du hard rock mélodique scandinave : refrains fédérateurs, production grandiose et musiciens chevronnés. Sans révolutionner la formule, le quintet propose un disque solide, taillé pour les amateurs d’ambiances épiques et de mélodies accrocheuses.

 

Aspect visuel

La jaquette de Wonderland frappe immédiatement par son esthétique onirique et sombre. On y retrouve une atmosphère qui évoque un monde parallèle, mystérieux et glacé, avec des teintes bleutées et métalliques. Le décor rappelle une cité futuriste en ruine, un paysage de science-fiction qui colle bien au côté « larger than life » de la musique de CROWNE.
Ce choix visuel s’inscrit dans la continuité du groupe : une imagerie cinématographique, épique et théâtrale, qui suggère autant l’aventure que la grandeur. Cela renforce le sentiment que chaque morceau se veut une fresque, plus qu’un simple titre.

Aspect technique

Techniquement, l’album est une production Frontiers Music dans toute sa splendeur :

Son massif et équilibré : les guitares sont larges, saturées mais claires, laissant respirer la voix d’Alexander Strandell.

Mixage moderne : les claviers de Jona Tee ne sont jamais noyés, ils apportent des couches atmosphériques qui enrichissent la densité sonore.

Rythmique solide : la batterie sonne ample, puissante, presque martiale, sans jamais étouffer les arrangements.

La durée maîtrisée (37 minutes env.) montre une volonté d’efficacité : pas de remplissage inutile, chaque titre va droit au but.

En résumé, c’est une production millimétrée, puissante mais lisse, typique du savoir-faire scandinave actuel en hard rock mélodique.

Aspect musical

Musicalement, CROWNE reste dans son créneau de prédilection : un hard rock/AOR énergique, mélodique et accessible.

Les voix : Alexander Strandell livre une performance impeccable, avec ce timbre chaud et clair qui tire les refrains vers l’hymnique.

Les guitares : riffs nerveux, solos lumineux, mais toujours au service de la mélodie plutôt que de la démonstration.

Les claviers : très présents, ils confèrent une touche cinématique et moderne, parfois proche de l’univers power metal symphonique.

Les refrains : calibrés pour l’efficacité, ils s’ancrent dans la mémoire dès la première écoute (ex. “Timing Is Right”, “Wonderland”, “Love Thy Enemy”).

Ambiance globale : l’album alterne entre morceaux rapides et épiques (“Warlords of the North”, au parfum guerrier) et power ballades plus émotionnelles (“Goodbye”, “Heaven Tonight”).

Le revers de la médaille : une certaine uniformité. CROWNE applique une formule éprouvée, parfois au risque de manquer de surprise. Mais pour les fans du style, c’est un gage de qualité et de constance.

Titres phares

Parmi les morceaux qui se démarquent dans Wonderland, on retrouve d’abord Timing Is Right, véritable hymne FM porté par un refrain imparable et une énergie qui en fait un single évident. Le titre éponyme Wonderland déploie une dimension plus cinématographique, avec ses claviers aériens et ses guitares éclatantes, presque taillés pour la scène. Warlords of the North, enrichi par la participation de Biff Byford (Saxon), offre une ambiance plus guerrière et épique, accentuant le côté héroïque de l’album. Dans un registre plus direct et catchy, Love Thy Enemy séduit par son efficacité mélodique immédiate, tandis que Goodbye révèle un versant plus émotionnel, jouant sur une intensité contenue. Ces titres résument bien l’équilibre du disque : entre puissance, accessibilité et lyrisme scandinave.

 

Pour conclure

Avec Wonderland, CROWNE livre une prestation solide et maîtrisée, fidèle aux codes du melodic hard rock scandinave. L’album n’innove pas, mais il séduit par son savoir-faire, ses mélodies accessibles et son atmosphère grandiose. Pour les amateurs de Art Nation, H.E.A.T., Europe et du style AOR/Hard FM, c’est une promesse largement tenue et à découvrir sans hésiter.