The Sky, The Earth & All Between, ARCHITECTS
28 février 2025 0 Par StarlordArchitects –The Sky, the Earth & All Between : Entre Révolution et Introspection
Architects fait partie de ces groupes qui ne laissent personne indifférent. Depuis des années, ils tracent leur route entre furie metalcore et mélodies poignantes, évoluant sans jamais perdre leur identité. Avec ce nouvel album, The Sky, the Earth & All Between, ils prouvent encore une fois qu’ils refusent de stagner, quitte à bousculer les attentes des fans. Mais cette prise de risque paie-t-elle vraiment ?
Une puissance toujours présente, mais plus affinée
Dès l’ouverture avec Elegy, le ton est donné : les guitares sont tranchantes, la batterie martèle avec une précision chirurgicale, et la production est impeccable. Mais si la lourdeur est toujours là, quelque chose a changé. L’approche est plus nuancée, plus réfléchie, comme si le groupe cherchait à canaliser sa rage plutôt qu’à la laisser exploser sans filtre. Ceux qui espèrent un retour à l’agressivité brute d’un Hollow Crown risquent d’être déroutés. Ici, Architects joue sur l’atmosphère, sur des montées en tension maîtrisées qui éclatent au bon moment. Les influences post-rock et électro, déjà entrevues sur les précédents albums, sont encore plus assumées, donnant une dimension presque cinématographique à certains morceaux.
Des paroles plus personnelles et engagées
Architects n’a jamais eu peur de mettre ses tripes sur la table, et ce disque ne fait pas exception. Sam Carter livre des textes à la fois introspectifs et ancrés dans le monde réel, oscillant entre douleur personnelle et constat amer sur la société. Sur un titre comme Blackhole, il hurle sa colère avec une intensité qui prend aux tripes, avant de basculer dans un refrain mélodique déchirant.
Le chant clair est d’ailleurs plus présent que jamais, ce qui pourrait diviser les puristes. Mais loin d’être un simple adoucissement, ces passages ajoutent une profondeur émotionnelle qui rend l’album encore plus immersif. Carter n’a jamais aussi bien chanté, et ça s’entend.
Une évolution logique, mais pas sans risques
Avec The Sky, the Earth & All Between , Architects continue sur la voie qu’ils ont entamée depuis Holy Hell et For Those That Wish to Exist. Certains crieront à la perte d’identité, d’autres salueront l’audace. Une chose est sûre : le groupe ne regarde pas en arrière.
Alors, chef-d’œuvre ou simple transition vers une nouvelle ère ? Difficile à dire. Ce qui est certain, c’est que ce disque va diviser. Mais n’est-ce pas là le signe d’un groupe qui refuse de se répéter ?