The Ultra Violets + Jack Jones + The Libertines @ La Sirène, La Rochelle 17.02.2025

The Ultra Violets + Jack Jones + The Libertines @ La Sirène, La Rochelle 17.02.2025

17 février 2025 0 Par Chacha

Décidément, ce début d’année 2025 nous offre sur un plateau une grosse programmation rock/metal sur La Rochelle. Nous étions présents à la soirée exceptionnelle 100 % british marquant le second passage du légendaire Pete Doherty dans notre belle ville, cette fois-ci avec ses copains les Libertines, on ne pouvait manquer ça sous aucun prétexte ! Retour en quelques mots sur cet événement via ce live report !

 

Alors que le DJ sur scène avait déjà bien chauffé l’ambiance avec des morceaux emblématiques comme « Blitzkrieg Bop » des Ramones (entre autres), nous avons eu l’opportunité d’assister à la performance de The Ultra Violets en ouverture de la soirée. Ce groupe d’Indie Rock, basé à Cornwall et créé en 2020, propose un son imprégné des années 70 qui résonne agréablement. Ils dégagent une énergie joyeuse, leur bonheur devant le public est palpable. J’ai particulièrement aimé leur style vintage alliant clavier, guitare, basse et batterie, ainsi que la voix chaleureuse du chanteur. C’était un instant sincère de partage entre les artistes et les auditeurs à la sirène, une découverte fort appréciable !

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Nous poursuivons notre aventure avec Jack Jones, un artiste seul en scène, avec humour, a présenté ses musiciens en nous montrant son ordinateur situé à sa droite. Ce jeune chanteur anglais, habituellement en tournée avec ses camarades de Trampolene, se produit ici en solo. Sa musique, un savant mélange de pop et de beats électro, s’accompagne de textes empreints de poésie et d’anecdotes inspirées de ses expériences passées et présentes. Jones a gardé le sourire pendant tout le set et n’a pas hésité à engager la conversation avec le public du premier rang, dont certains le suivent déjà depuis plusieurs concerts, créant ainsi un moment authentique et plein de bonnes vibrations, sans oublier le passage express de Pete Doherty, accompagné de sa fille dans ses bras sur le morceau final, beau moment de complicité !

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Place aux enfants terribles Londonniens, j’ai nommé The Libertines, acclamés par une audiance bondée (La Sirène affiche complet ce soir) qui arrivent avec une dizaine de minutes de retard (ouf, nous n’aurions pas à crier « Pete je t’enc*** », désolée si vous avez pas la ref’).
Leur musique oscille entre punk et garage rock, Le groupe n’a pas besoin d’être présenté, il sonorise nos ondes et nos pistes de danse indie depuis près de vingt ans. Et malgré toutes les épreuves et tribulations qu’ils ont rencontrées en chemin, il est toujours évident de voir pourquoi ils ont atteint un tel statut de légende.
Lancés directement dans la nostalgie, les classiques se succèdent à un rythme effréné avec The Delaney, What Became of the Likely Lads et Boys in the Band qui donnent le coup d’envoi. Les chansons de leur album 2024 All Quiet on the Eastern Esplanade ont ajouté une couche excitante à la performance, offrant un aperçu de la croissance musicale des Libertines. Des titres comme Shiver ont montré que le groupe explorait des thèmes plus matures et réfléchis tout en conservant sa signature – un mélange d’énergie punk et de lyrisme nostalgique et poétique, suivi rapidement par le brillant Night of the Hunter, un morceau doux qui mettait en valeur leurs harmonies vocales conjointes de manière éclatante.
On peut dire que ces nouvelles chansons ont trouvé un écho favorable auprès du public, ce qui suggère que la base de fans du groupe a évolué en même temps qu’eux, avide à la fois des anciens hymnes et des nouveaux morceaux plus introspectifs. Cela se répercute sur l’énergie du groupe, Pete et Carl partageant régulièrement un moment en luttant ensemble contre les guitares et en se serrant dans les bras. Cette époque est peut-être celle où le groupe a semblé le plus en forme et cela s’est vraiment vu sur scène.
Avec une set-list en dents de scie remplie à ras bord, après une démonstration rauque d’un Run Run Run jubilatoire, un morceau parfaitement adapté qui explore les thèmes de l’hédonisme, de l’évasion et de la nature éphémère du bonheur, l’intro de batterie caractéristique de Can’t Stand Me Now a rapidement illuminé la salle tandis qu’une mer de téléphones se tendait vers le haut pour apercevoir le groupe, prêt à inonder les réseaux sociaux.
Après une courte pause, rythmée par les acclamations d’un public qui en redemandait, le groupe est revenu pour un monstrueux rappel de 6 titres qui leur a permis d’enchaîner les morceaux du nouvel album comme Man With the Melody et Songs They Never Play on the Radio, en gardant les gros bras pour la fin avec Don’t Look Back Into the Sun qui a fait monter l’énergie à l’intérieur du groupe d’un cran, les bras ballants et les corps s’écrasant les uns contre les autres.
Une autre chose qui ressort clairement de ce concert est que Gary Powell est un batteur adoré et très talentueux, qui pulvérise la batterie avec intensité, tandis que John Hassall est un excellent bassiste, solide et stoïque.
Leur professionnalisme et leur capacité à retenir l’attention d’une foule étaient sublimes. On peut dire sans risque de se tromper que leur puissance ne s’est pas démentie au fil des ans. Au contraire, le groupe n’a cessé de s’améliorer.
Vous l’aurez compris, la fête fut totale, cette dernière est d’ailleurs tombée à pic pour fêter l’anniversaire de John Hassall tout ému de voir les spectateurs chanter en chœur « Joyeux anniversaire ». Il en est fini pour le groupe de faire les unes des tabloïds avec Pete l’énergumène terrible d’Angleterre, le groupe se concentre maintenant sur sa musique, avec une complicité retrouvée entre Pete et Carl qui fait vraiment plaisir à voir, les gars sont maintenant clean, et n’en perdent aucunement leur inspiration, quand nous voyons ce que les dernières compos du groupe donnent sur scène, s’ils passent près de chez vous, un seul conseil : FONCEZ !

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Pour conclure, cette soirée, jouant sur notre nostalgie des années 2000, loin de la standardisation actuelle, n’a pas manqué de charme, on en ressort fatigués, mais le sourire jusqu’aux oreilles (la soirée s’est terminée à 23h30), une bonne dose de rock en intraveineuses que l’on aimerait voir plus souvent encore !